Le Typhon est le fruit de la collaboration entre les passionnés de l’analogique chez Dreadbox et les spécialistes des effets numériques de Sinevibes, donnant naissance à un synthétiseur véritablement unique. Il allie un génération sonore 100% analogique — avec deux VCOs et un filtre passe-bas 24dB — à un moteur d’effets stéréo numérique haut de gamme, ainsi qu’une section de contrôle complète composée de faders et de potentiomètres, le tout dans un boîtier compact d’environ 1kg. Alimenté par une simple batterie externe USB, il suffit d’y brancher un casque pour disposer d’un outil de création totalement autonome, idéal pour composer partout où l’inspiration surgit. Le Typhon s’intègre également à des configurations plus élaborées, en studio comme en live, apportant une richesse analogique affirmée ainsi qu’un traitement d’effets dynamique (bitcrushing, distorsion, delay, reverb).
L’interface de contrôle du Typhon de Dreadbox accorde une place équivalente à la synthèse analogique et à la section d’effets. Les deux VCO peuvent être mélangés via un contrôle de morphing unique, balayant en continu les différentes formes d’onde — impulsion, carrée, dent de scie, triangulaire et sinusoïdale. Un potentiomètre dédié permet d’accéder à la synthèse FM et à la PWM. Les enveloppes ADSR contrôlent la coupure du filtre et l’amplitude, tandis que trois modulateurs supplémentaires (LFO, enveloppe, aléatoire ou séquenceur) peuvent être routés simultanément. Cinq faders, un encodeur rotatif et un écran OLED offrent un contrôle direct des effets, des modulations et du séquenceur 32 pas. Les algorithmes DSP — développés par Sinevibes et extensibles via mises à jour firmware — acceptent également les sources audio externes.
Le Typhon de Dreadbox encourage l’expérimentation sonore en associant une architecture analogique classique à des outils modernes de modulation et de séquençage. Ses deux VCOs et son filtre résonant 24dB produisent aussi bien des basses puissantes que des leads incisifs, mais ça ne s’arrête pas là : la superposition d’effets génère des textures denses et des mouvements dynamiques, et le séquenceur intègre swing et probabilité, créant des structures rythmiques imprévisibles. La modulation FM du filtre et les modulateurs assignables ouvrent la voie à des techniques de modelage sonore rarement proposées dans cette catégorie de synthétiseurs. Qu’il s’agisse de textures atmosphériques aux réverbérations profondes, de percussions synthétiques glitchées ou de paysages sonores expérimentaux, le Typhon s’adresse aux musiciens désireux d’explorer au-delà de la synthèse soustractive traditionnelle.
Dreadbox a été fondée à Athènes en 2012 par deux musiciens amateurs qui ont construit leurs propres effets puis leurs propres synthétiseurs. Depuis ils ont développé tout une série de synthétiseurs compacts, tous nommés d'après des figures de la mythologie grecque. Il s'agit notamment de l'Erebus analogique et duophonique et du Nyx semi-modulaire. À l'avenir, les fabricants souhaitent s’orienter dans une direction plus hybride. La gamme comprend également des modules de synthétiseur individuels, des pédales d'effet et des kits à construire soi-même.
L’autonomie du Typhon ne se limite pas à la portabilité : elle agit comme un véritable stimulateur de créativité. Travailler avec un instrument unique favorise l’émergence de nouvelles idées et l’exploration de combinaisons inédites entre synthèse, modulation, séquençage et effets. Les 256 presets peuvent être sauvegardés, importés et exportés pour un partage simplifié, tandis que les algorithmes DSP (extensibles via firmware) transforment le Typhon en processeur d’effets pour signaux externes. Les sons créés peuvent être rappelés en studio ou sur scène, joués manuellement, pilotés via l’entrée MIDI DIN ou déclenchés par le séquenceur intégré. Grâce à ses contrôles orientés performance et son intégration transparente avec des STAN et du matériel externe (audio et MIDI), le Typhon s’impose comme un élément central polyvalent pour tout setup.