En termes de son, ce ukulélé soprano remplit le cahier des charges attendu. Rien qui vienne crisper l'oreille. La Vie en Rose jouée, accords et mélodie produit de jolies sensations harmonieuses et veloutées. Je craignais que les cordes mises au point par le fabricant soient à réserver à la pêche, mais c'est du fluorocarbone plutôt ordinaire, sans moins ni plus.
La fabrication demeure, quant à elle, honnête. L'extérieur est propre au possible et sans défauts, si ce n'est les touches d'une teinte inégale, mais totalement rééquilibrée par un peu d'huile de citron.
La rosace bave légèrement et les aplats de peinture ou plus précisément de l'autocollant ne sont pas parfaits.
Les sillets de tête et de chevalet n'en déplaise à la fiche descriptive de Thomann ne sont pas en os, mais en plastique. Là, encore, cette extravagance mensongère blessera les puristes. Néanmoins, l'incidence sur mes prérequis à l'achat sont pour moi secondaires. Et il sera toujours possible d'apporter des modifications.
L'essence de bois est sublime tant au toucher qu'à l’œil.
L’intérieur aurait mérité une meilleure finition. Le ponçage paresseux pourra aussi déplaire. Pour changer les cordes du ukulélé, il faudra se souvenir qu’il faut passer ces dernières par les ouvertures du chevalet, les récupérer par la rosace, faire un nœud avant de les relier par l'extérieur (rires) aux mécaniques correspondantes. Une opération qui a son charme et épargne tout tressage des cordes au chevalet.
A noter qu’un morceau de corde en partie nouée se trouvait à l’intérieur de l’instrument et qu’il a fallu par quelques mouvements l’en extraire par les effets de la pesanteur, la rosace s’ouvrant sur le sol.
Dans l’ensemble, et pour conclure, la surprise et au rendez-vous et le ukulélé « Model CUSMS1 » - c’est élégamment gravé dans le bois – se révèle de belle facture.
Joli en tous points.