Choisir son ampli guitare : Ça y est le grand pas a été franchi : tu as décidé de te mettre à la guitare. L’idée est excellente, et il n’y a plus qu’à t’équiper pour les premiers cours. La guitare c’est important, bien sûr, mais il ne faut pas pour autant négliger ce qui se passe à l’autre bout de ton jack. On parle de guitare électrique, et l’ampli est une partie essentielle de l’équation. Et lorsque l’on sait qu’il y a pas moins de 1870 amplis pour guitare électrique disponibles sur Thomann, un peu d’aide sera sans doute la bienvenue.
Un ampli en trois parties

Pour commencer, il faut bien comprendre le principe d’un ampli : ce qu’on appelle un combo comprend en fait trois parties bien distinctes. On a d’abord le préampli qui se charge de remonter le niveau très faible des micros de la guitare et qui lui applique des traitements comme l’EQ, la distorsion ou la reverb. Ensuite, il y a l’ampli de puissance qui, comme son nom l’indique, va déterminer le volume sonore du tout. Enfin, l’ampli de puissance sort sur le haut-parleur (il peut y en avoir plusieurs évidemment), qui va transformer tout ça en vibrations de l’air et nous détruire allègrement les tympans.
Quand on parle d’un ampli guitare, on peut en fait trouver plusieurs variantes de ce système. Un combo réunit les trois fonctions, alors qu’un stack sépare d’un côté le préampli et l’ampli de puissance dans une tête et de l’autre les hauts-parleurs dans un baffle. Pour des raisons purement pratiques et de simplicité d’approche, un combo sera sans doute un meilleur choix pour débuter.
Boss
Waza Air Guitar Headphones
Il existe aussi de purs préamplis sans ampli de puissance ou haut-parleur. Dans ce cas, il faudra les faire sortir sur un casque, ce qui permettra de travailler sans déranger personne. De nombreuses solutions existent, comme le Fender Mustang Micro Plus, le Boss Katana Go ou le Blackstar BEAM Solo. Il y a même des systèmes intégrés à un casque, comme le Boss Waza Air ou le Positive Grid Spark Neo. Mais, même si ces préamplis peuvent donner un très bon son, tes oreilles seront moins malmenées avec un vrai ampli. Au casque, on ne se rend pas forcément compte que l’on joue fort, et en jouant longtemps le résultat peut être douloureux.
Lampe, transistors, numérique ?
Dans le domaine des amplis, on distingue généralement trois grands types de technologie : il y a les amplis à lampes, les amplis à transistors et les amplis numériques. Bien sûr, il y a aussi des hybrides qui mélangent plusieurs types mais pour l’heure faisons au plus simple.
Les amplis à lampes sont les plus anciens technologiquement parlant, et ce sont généralement les plus simples en termes de réglages. Leur point fort est le son, pas la richesse des options. On les choisit pour leur personnalité bien marquée, ce qui peut être une qualité comme un défaut. À moins que tu ne saches déjà précisément le son que tu recherches, les lampes seront donc plutôt une deuxième étape. Si tu es féru de blues et que tu n’as aucune envie de t’intéresser à d’autres types de son, tu peux directement commencer par un Fender Blues Junior IV ou un Peavey Classic 30 II, et il est probable que tu n’auras plus jamais besoin d’autre chose.
Les amplis numériques sont tout le contraire : c’est une technologie beaucoup plus récente, qui permet des possibilités quasi-infinies, surtout dans le cas d’amplis qui peuvent être réglés via une appli sur smartphone. Ils seront un moyen intéressant de goûter à de nombreuses saveurs sonores pour cerner plus précisément ce qui te plaît vraiment. En plus, ils intègrent souvent des effets (a minima une reverb et une distorsion, mais souvent un delay et des modulations), ainsi qu’un accordeur et des utilitaires (looper, boîte à rythme, enceinte Bluetooth…). Parmi les références du genre, on trouve le Yamaha THR-10II, le Boss Katana 50 Gen 3 ou le Positive Grid Spark 2. Leur seul défaut potentiel est d’être plus compliqués à régler, et il faudra bien t’assurer que l’interface te paraît suffisamment intuitive pour ne pas passer plus de temps à régler ton son qu’à jouer.
Les amplis à transistor sont un entre-deux intéressant. Ils sont plus simples que les amplis numériques, mais plus solides et moins chers que les amplis à lampes. Ils ont un côté utilitaire qui correspondra bien aux besoins d’un débutant, surtout dans le cas de modèles qui permettent quand même quelques variations de son. Le Marshall MG30GFX est un classique du genre, d’autant plus qu’il intègre des effets numériques et un accordeur, mais il y a aussi le Orange Crush 35RT.
Quelle puissance ?
On exprime la puissance d’un ampli en watts, mais c’est une mesure imparfaite et incomplète. Ceux qui ont déjà eu le plaisir d’entendre un Vox AC30 C2 poussé à fond savent que, malgré ses 30 watts seulement, il n’a rien à envier à la plupart des 100 watts du marché ! Mais ça reste une indication qui peut t’aider quand même.

Pour la maison, une dizaine de watts suffiront. Dans le cas d’un ampli à lampes, on peut même aller jusqu’à un seul watt puisque les watts à lampes sont nettement plus puissants. C’est ce qui a poussé Blackstar à lancer le HT-1R MkIII dont la réputation n’est plus à faire.
Mais si tu veux jouer en groupe,surtout avec un batteur, il en faudra un peu plus sous le capot, de l’ordre de 50 watts à transistors ou 15 watts à lampes.
Cependant, il ne faut pas non plus négliger la taille du haut-parleur : en effet, la plupart des constructeurs ont tendance à réserver les hauts-parleurs de grande taille aux plus grosses puissances, comme Marshall qui met un 8 pouces dans son MG15G et un 10 pouces dans son MG30GFX. Ainsi, même si tu n’as pas besoin de 30 watts de puissance et que 15 watts suffisent, l’ampleur de son gagnée avec le plus grand haut-parleur peut justifier l’investissement supplémentaire.
Dans tous les cas, le vrai investissement sera le temps que tu passeras avec ta guitare en main. Et pour donner envie de jouer, un ampli qui sonne bien sera un argument de poids… Littéralement !
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